Du 21 au 23 octobre, l’Ambassadeur Michel Veuthey a été invité à participer à la conférence « Migration : un pèlerinage d’espérance », organisée par le SIMI et l’Université de Notre-Dame à l’Université Pontificale Urbaniana. La conférence avait pour objectif d’aborder les questions migratoires à la lumière de la théologie et de l’enseignement social de l’Église catholique.
Après une prière, Son Éminence le Cardinal Luis Antonio Tagle a ouvert la conférence en soulignant l’importance du rôle de l’Église dans la promotion des droits des migrants. Il a affirmé que les migrants et les réfugiés rappellent à l’Église sa dimension de pèlerin. La migration consiste à restaurer la dignité humaine. Par conséquent, les droits des demandeurs d’asile doivent être respectés. Il a également souligné que la migration représente une opportunité précieuse pour renouveler l’enthousiasme missionnaire.
La conférence s’est poursuivie par une série de tables rondes portant sur les parcours difficiles des réfugiés, les tendances et politiques migratoires à travers le monde, la théologie de la migration et de l’hospitalité, ainsi que sur la manière dont la théologie peut apporter un soutien aux personnes en mouvement.
La conférence a réuni un groupe diversifié de participants, comprenant des responsables religieux, des représentants de think tanks, des universitaires, des diplomates et des membres de dicastères. Ce fut une occasion précieuse d’élargir nos réseaux. Le message de la conférence a mis l’accent sur la réaffirmation des valeurs morales, éthiques et spirituelles, ainsi que sur la promotion de politiques favorables aux migrants qui respectent les droits et la dignité de chaque individu.
L’Ambassadeur Michel Veuthey a participé à la table ronde intitulée : « Migration et éthique sociale : dignité et droits humains, développement intégral et écologie, justice sociale, conflits, citoyenneté et frontières ». Dans son intervention, il a démontré la relation étroite entre migration et traite des êtres humains. Dans les situations de déplacement, notamment lorsque les personnes fuient les conflits, les catastrophes climatiques ou des conditions humanitaires difficiles, les trafiquants exploitent leur vulnérabilité en les contraignant au travail forcé, à la prostitution et à d’autres formes de traite. Par conséquent, il est essentiel d’établir des voies de migration sûres et légales pour lutter contre la traite des êtres humains.
Il a ensuite abordé l’enseignement social de l’Église, soulignant l’importance du développement humain intégral pour répondre aux violations fondamentales des droits humains. La traite des êtres humains est le résultat de l’érosion des valeurs morales et spirituelles de nos sociétés. Ainsi, réintroduire une approche humaine et des valeurs morales est essentiel pour la combattre.
De plus, il a expliqué que le changement climatique déclenche des migrations et crée des vulnérabilités face à la traite. L’écologie intégrale, telle que développée par le Pape François, apparaît comme une approche efficace pour lutter contre le changement climatique et prévenir la traite des personnes déplacées.
Enfin, l’Ambassadeur a conclu en mentionnant les instruments juridiques internationaux à notre disposition, ainsi que la nécessité de ressources et de prières pour les victimes, les acteurs humanitaires et la conversion des trafiquants.
Son Éminence le Cardinal Fabio Baggio a conclu la conférence en soulignant la continuité de l’engagement pontifical envers les migrants et les pauvres. Il a transmis les salutations et la bénédiction du Pape Léon XIV, partageant sa passion pour le Nord comme pour le Sud.