Contre la Traite d’Êtres Humains

LETTRE DE MISSION DE L’AMBASSADEUR DE L’ORDRE SOUVERAIN DE MALTE POUR LA SURVEILLANCE ET LA LUTTE CONTRE LA TRAITE DES PERSONNES

Rome, le 20 juillet 2017

La double nature de l’Ordre Souverain de Malte en tant qu’ordre religieux laïque et sujet souverain de droit international est à la base de son activité diplomatique, axée sur la promotion des valeurs éthiques et spirituelles et des œuvres de bienfaisance dans les domaines médical, sanitaire et humanitaire et les situations d’urgence.
La reconnaissance de son statut de sujet de droit international par plus de 100 États lui permet de poursuivre sa mission dans des conditions favorables, tant dans le cadre de ses relations bilatérales que vis-à-vis des institutions internationales.
En près de mille ans de services dévoués en faveur de tous ceux qui sont dans le besoin, indépendamment de leur race ou de leur religion, l’Ordre de Malte a gagné un respect et une estime exceptionnels au niveau international. Actuellement, il opère à travers 11 Prieurés, 48 Associations nationales, 133 missions diplomatiques, 1 agence de secours mondiale ( » Malteser International « ) et 33 corps de secours nationaux, ainsi que de nombreux hôpitaux, centres médicaux et fondations spécialisées dans environ 120 pays.
L’Ordre continue à promouvoir la dignité humaine et à utiliser son statut international et son réseau diplomatique pour apporter un soutien dans la mise en œuvre de l’aide humanitaire et pour promouvoir le sens de la solidarité entre les nations, le dialogue et la compréhension mutuelle entre les parties, et donc un monde de paix.

Rôle et responsabilités

La nomination en tant qu’ambassadeur de l’Ordre Souverain de Malte pour surveiller et combattre la traite des personnes représente un engagement important et stimulant et comporte les aspects suivants.

Les principales tâches sont les suivantes :

  • Soumettre des idées et des propositions afin de contribuer à la stratégie du Grand Magistère pour lutter contre la traite des personnes ;
  • Etablir et renforcer les contacts officiels et la coopération fructueuse avec les autorités et les experts des pays, les gouvernements, les autorités religieuses, les organisations internationales, les ONG, les institutions de recherche, universitaires et religieuses qui sont en charge et/ou ont une expérience et une expertise dans le domaine de la traite des personnes ;
  • De faire périodiquement rapport au Grand Magistère sur ces thèmes ;
  • De participer, au nom du Grand Magistère et en accord avec lui, aux réunions bilatérales et aux manifestations internationales sur ces thèmes.

Définition

« L’expression « traite des êtres humains » désigne le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes.

Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (Art.4)

Chiffres clés

La traite des êtres humains constitue l’une des violations les plus graves des droits humains et la troisième activité criminelle la plus lucrative au monde. Le seul travail forcé génère près de 236 milliards de dollars de profits illicites chaque année (OIT, 2025), et on estime à 50 millions le nombre de personnes en situation d’esclavage moderne dans le monde (OIT, OIM & Walk Free, 2022). Pourtant, malgré l’ampleur du phénomène, les victimes officiellement identifiées ne représentent qu’une infime partie du nombre réel estimé, et le nombre de condamnations de trafiquants est en baisse à l’échelle mondiale (ONUDC, 2023).

La traite des êtres humains constitue l’une des violations les plus graves des droits humains et la troisième activité criminelle la plus lucrative au monde. Le seul travail forcé génère près de 236 milliards de dollars de profits illicites chaque année (OIT, 2025), et on estime à 50 millions le nombre de personnes en situation d’esclavage moderne dans le monde (OIT, OIM & Walk Free, 2022). Pourtant, malgré l’ampleur du phénomène, les victimes officiellement identifiées ne représentent qu’une infime partie du nombre réel estimé, et le nombre de condamnations de trafiquants est en baisse à l’échelle mondiale (ONUDC, 2023).