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Actualités

Conférence épiscopale autrichienne (ÖBiKo ) – JOURNÉE D’ÉTUDE « LUTTE CONTRE LA TRAITE DES ÊTRES HUMAINS”

09/03/2021 


8 mars 2021 – Conférence du Prof. Michel Veuthey

Conférence épiscopale autrichienne (ÖBiKo )

JOURNÉE D’ÉTUDE « LUTTE CONTRE LA TRAITE DES ÊTRES HUMAINS”

8 mars 2021
 Conférence du Prof. Michel Veuthey
Ambassadeur de l’Ordre souverain de Malte
sur la surveillance et la lutte contre la traite des êtres humains

1 Je vous remercie de m’avoir invité à m’exprimer sur ce sujet important.

La traite des êtres humains est un problème souvent invisible et pourtant présent dans tous les pays.

La traite des êtres humains est un défi mondial aux valeurs fondamentales du christianisme (et d’autres religions), à la dignité humaine, à l’économie et à la sécurité individuelle et collective.

2 La traite des êtres humains repose simplement sur l’exploitation des personnes par la violence physique et psychologique ou la tromperie.

3 La traite des êtres humains prend différentes formes :

1) Le travail forcé : il concerne les femmes, les hommes, les enfants dans l’industrie, l’agriculture, la pêche, ainsi que les pires formes de travail des enfants

2) Recrutement d’enfants, enfants soldats

3) Sexe forcé, prostitution, maternité de substitution
4) Achat et vol d’enfants en vue de leur adoption ou de leur maltraitance

5) Pornographie enfantine, principalement sur Internet

6) Vol d’organes ou le prélèvement illicite d’organes, pour la transplantation

7) La criminalité coercitive, par exemple la mendicité, le vol, le trafic de drogue, le terrorisme.

4 Quelques chiffres sur la traite des êtres humains :

Des millions de personnes sont victimes de la traite des êtres humains. Les estimations des Nations Unies font état de 40 millions ou plus, dont plus d’un million en provenance de l’Union Européenne.
50% sont victimes de l’exploitation sexuelle, 40% du travail forcé, 6% du crime forcé.

70% sont des femmes et 30% des hommes.

5 Quelques chiffres en Europe :

Plus de 800 000 esclaves se trouveraient dans 13 pays européens seulement, soit une augmentation de près de 400 % par rapport à l’année précédente.

Ainsi, l’Autriche est vue avec 15 000 esclaves, le même nombre qu’en Suisse.

Selon le troisième rapport du Groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) du Conseil de l’Europe (juin 2020), l’Autriche reste un pays de destination et de transit pour les personnes victimes de la traite, principalement en provenance d’Europe de l’Est, d’Afrique et d’Asie. La forme d’exploitation la plus courante reste l’exploitation sexuelle, suivie par l’exploitation du travail, la servitude domestique et la mendicité forcée, qui concerne souvent les enfants. Par rapport à la période couverte par le deuxième rapport du GRETA, on constate une augmentation du nombre de victimes de traite suspectées et identifiées sur la période 2015-2018. Les autorités autrichiennes font également état d’une tendance à utiliser l’internet et la technologie pour faciliter la traite.

L’Autriche reste un pays de destination et de transit pour les personnes victimes de la traite. Les victimes de la traite sont principalement originaires d’Europe de l’Est, d’Afrique et d’Asie. Les ressortissants de pays tiers représentaient 57 % de toutes les victimes d’exploitation sexuelle identifiées par la police en 2017. La forme d’exploitation la plus courante reste l’exploitation sexuelle, suivie par l’exploitation du travail, la servitude domestique et la mendicité forcée, qui concerne souvent les enfants. Les autorités autrichiennes signalent une tendance à l’utilisation d’Internet et de la technologie pour faciliter la traite des êtres humains. Les données de la police pour 2017 montrent que dans 74 % des cas de traite ayant fait l’objet d’une enquête, les auteurs ont utilisé des infrastructures en ligne pour préparer, recruter et solliciter les victimes, notamment par le biais d’annonces en ligne, de plateformes de médias sociaux, de forums de discussion et d’outils de messagerie open-source, ainsi que pour contrôler les victimes via la vidéosurveillance en ligne des domiciles et des lieux de travail et les services de suivi des téléphones portables. La communication entre les auteurs et les victimes, ainsi qu’entre les auteurs eux-mêmes, s’est déplacée vers des outils de messagerie open-source qui sont plus difficiles à suivre. Les bénéfices sont de plus en plus transférés par l’utilisation de bitcoins, de cartes de crédit prépayées et d’autres méthodes de paiement virtuelles.

Nous avons ici un tableau intéressant montrant les différences entre l’esclavage traditionnel et l’esclavage moderne :

L’esclavage antique était plus localisé, alors que l’esclavage moderne est un phénomène mondialisé.

Dans l’esclavage traditionnel, il y avait une propriété légale. Dans le nouvel esclavage, il n’y a pas de propriété légale.
Les différences raciales étaient importantes dans le passé et le sont moins aujourd’hui.

L’esclavage antique était une relation à long terme, le coût d’un esclave était très élevé (plusieurs dizaines de milliers d’euros). Aujourd’hui, l’esclavage est illégal, le prix moyen d’un esclave est inférieur à 100 euros, ce qui fait de l’esclavage la deuxième source de profit de la criminalité internationale, après le trafic de drogue. La mondialisation rend très difficile le contrôle de l’esclavage par les États.

 

6 Tous les chiffres relatifs à la traite des êtres humains sont des estimations. Mais voici des chiffres réels prouvés sur la base d’images d’enfants abusés en Europe de 2014 à 2019 qui se trouvent sur internet : 18 millions de visages différents pour la seule Europe, selon l’Association Meter, un organisme de surveillance de la pédophilie en ligne dirigé par un prêtre italien, Don Fortunato. Le rapport annuel de 2020 est bouleversant : il peut être consulté sur https://associazionemeter.org .

Vous pouvez voir ici deux images extraites du Rapport annuel de 2020 de l’Association Meter :

7 Nous en venons maintenant aux principales causes de la traite des êtres humains. La cause principale est une culture de recherche du profit maximum de la part des producteurs et des consommateurs, une culture qui dévalorise la dignité de l’être humain, de la famille, du travail et de l’environnement.
C’est la culture du déchet, c’est-à-dire l’élimination irréfléchie des objets et des personnes.

8 Que faut-il faire ? Permettez-moi de suggérer trois approches :

 

  • Premièrement, sensibiliser par l’information, l’éducation et la formation.
  • Ensuite, partager les meilleures pratiques, apprendre les uns des autres et
  • Troisièmement, promouvoir des mesures de prévention, de protection et de réhabilitation.

 

Ici, en bas, vous pouvez voir une carte de l’Europe avec trois couleurs différentes : il s’agit d’une introduction à la situation des différents pays par rapport à la traite des êtres humains. Vert (avec des chiffres moins élevés). Vous trouverez ici l’Autriche. En jaune, vous trouvez des chiffres plus élevés, par exemple l’Allemagne. En brun (le pire), on trouve la Russie et d’autres pays d’Europe de l’Est.

En fait, tout est lié.

 

C‘est pourquoi nous sommes tous concernés et appelés à agir. Il existe des liens entre les marchands d’esclaves dans le monde entier. Cela vaut également pour des pays comme l’Autriche et la Suisse, où des esclaves existent encore aujourd’hui.

 

9 Voici des approches concrètes qui pourraient prévenir la traite, aider à protéger et réhabiliter les victimes :

  1. Prévention par la sensibilisation des familles et des communautés d’origine
  2. Identification. Pour cela, nous devons former la police (cours en présentiel et en ligne), les douanes, le personnel de cabine, le personnel de santé, les procureurs, les juges, les fonctionnaires internationaux, les travailleurs humanitaires, et même les prêtres.
  3. La protection contre les trafiquants, paradoxalement protéger aussi contre les membres de la famille, et encore contre les anciennes victimes qui deviennent des auteurs de crimes.
  4. Réhabilitation : multidisciplinaire, physique, psychologique, professionnelle, réintégration, spirituelle
  5. Donner accès à la justice, poursuite pénale des trafiquants (et non pas des victimes !) et aussi pour l’obtention d’une compensation pour les victimes et enfin
  6. Éviter la rechute dans l’esclavage par la protection juridique et la formation professionnelle.

 

10 Les communautés religieuses peuvent apporter leur aide à deux niveaux :

 

11) L’un des meilleurs documents que j’ai lus depuis que je suis impliqué dans cette lutte a été produit par le Saint-Siège en janvier 2019, les « Orientations pastorales sur la traite des personnes ». Je suis sûr que vous les connaissez toutes et tous.

Elles contiennent l’essence du message de l’Église en la matière :

 

  • Protection et promotion de la dignité de tout être humain : prévenir, soigner et réhabiliter ;
  • S’attaquer aux causes profondes de la traite des êtres humains par le biais de la Doctrine sociale de l’Église.

 

  1. Voici la version abrégée de la table des matières de ce précieux document, à la fois enraciné dans l’enseignement social catholique et orienté vers l’action :

 

  • Ce document considère que la cause de la traite des êtres humains est l’acceptation de l’être humain comme une « marchandise » à exploiter librement.
    Les orientations confirment que la famille doit être replacée au centre du modèle économique.

Le rôle de l’Église et de la foi est central dans la lutte contre les faux dieux.

  • Vient ensuite l’aspect de la demande.

Nous devons promouvoir la criminalisation de la demande, notamment en ce qui concerne l’exploitation sexuelle.

Nous ne devons plus nier la traite des êtres humains et nous devons la mettre en lumière. Le refus de reconnaître la terrible réalité de la traite des êtres humains ne peut donc plus être toléré.

Et nous devons identifier et signaler la traite des êtres humains.

 

  • La dynamique de la traite des êtres humains, un sale business, est liée à l’économie.
    Et, bien sûr, le contrôle des conditions de travail et des chaînes d’approvisionnement est très important.
    Il faut distinguer la traite des êtres humains de la contrebande d’êtres humains,
    car la contrebande d’êtres humains est simplement l’aide illégale au passage des frontières.

 

  1. Coopération

La traite des êtres humains est un phénomène complexe qui nécessite une large coopération, notamment entre le gouvernement et la société civile, y compris les organisations religieuses.

 

La coopération est importante dans la lutte contre la traite des êtres humains.
La coopération entre les évêques et les autorités civiles est absolument nécessaire.

 

14 L’Ordre de Malte contribue également à cet effort commun contre la traite des êtres humains.

Depuis sa fondation en Terre Sainte il y a 900 ans, l’Ordre de Malte poursuit deux objectifs : défendre la foi et aider les plus vulnérables. Parmi les plus vulnérables aujourd’hui figurent certainement les victimes de la traite des êtres humains.
C’est pourquoi, en juillet 2017, l’Ordre de Malte a décidé de nommer deux ambassadeurs chargés de surveiller et de combattre la traite des êtres humains : l’un basé en Afrique et l’autre à Genève. Romain de Villeneuve, mon collègue basé en Afrique, a ainsi soutenu la construction de la « Maison Bakhita« , qui héberge des femmes revenues d’Europe et victimes de la traite des êtres humains.

Les associations nationales de l’Ordre de Malte mènent des actions humanitaires et sociales en Europe et dans le monde, notamment pour accueillir et intégrer les migrants. Et nous sommes en train d’élaborer une stratégie contre la traite des êtres humains. Cette stratégie implique une approche des gouvernements, des organisations internationales, des ONG (organisations non gouvernementales) et du secteur privé, et en particulier des congrégations religieuses qui travaillent en faveur des victimes de la traite.

1) Tout d’abord, nous essayons de sensibiliser. Nous le faisons par le biais de notre réseau diplomatique bilatéral, mais aussi de notre réseau diplomatique multilatéral aux Nations unies, à New York, Genève et Rome, et à l’Union européenne.

En octobre 2019, nous avons organisé une première conférence à Paris avec des experts internationaux pour créer de nouvelles synergies sur le thème « Comment mieux lutter contre le trafic sexuel des femmes en Afrique de l’Ouest et soutenir leur réhabilitation ». De nombreux experts, dont des diplomates, des universitaires, des décideurs politiques, des représentants d’institutions européennes et nigérianes, des organisations catholiques, des congrégations sœurs et des conseillers psychosociaux, ainsi que le Grand Chancelier et le Grand Hospitalier de l’Ordre de Malte y ont participé.
Trois tables rondes ont été organisées sur les thèmes suivants : « Prévention et identification de la traite des êtres humains », « Protection des victimes en France et en Europe » et « Réhabilitation des victimes ». L’objectif des discussions était de renforcer les synergies et les partenariats entre les différents acteurs sur le terrain et au niveau de la communauté internationale afin d’intensifier la lutte contre ce terrible fléau, qui a malheureusement atteint des proportions sans précédent. La conférence s’est principalement concentrée sur le Nigeria, où la croissance démographique et les conditions de vie et économiques désastreuses alimentent la traite des êtres humains, qui est également devenue une tactique de guerre.

 

2) Deuxièmement, nous menons des programmes médicaux et sociaux par le biais de nos associations nationales, ainsi que par le biais de notre organisation humanitaire mondiale « Malteser International ». Nous avons également lancé un projet pilote à Lagos « Bakhita Centre ») en collaboration avec Sœur Patricia Ebegbulem, Sœur de Saint Louis (SSL).

 

3) Troisièmement, nous organisons une formation en ligne gratuite pour les aidants des victimes de la traite, pour l’instant uniquement en anglais, en collaboration avec une fondation basée à Genève (« Collège Universitaire Henry Dunant »). Cette formation pratique est entièrement gratuite et accessible à tous. Nous vous invitons à en consulter le site web : www.cuhd.org.

 

Ensuite, nous entretenons des partenariats avec des universités :

4) Quatrièmement, nous organisons, depuis octobre 2020, des wébinaires sur le thème de la traite des êtres humains. Ces wébinaires sont en cours et également accessibles gratuitement, en partie sous-titrées en anglais, en allemand et en français. Ils sont disponibles sur le site : www.adlaudatosi.org . Nous le faisons en collaboration avec Sœur Mirjam Beike, de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur (RGS). Elle vit et travaille actuellement à Genève.

5) Enfin, l’Ordre de Malte participe à la Journée mondiale de prière contre la traite des êtres humains le 8 février, Fête de Sainte Bakhita. L’Ordre de Malte en Autriche y a également participé.

 

SOURCES

 

15 Je voudrais maintenant vous recommander de consulter les sources, mises à votre disposition dans cette présentation :

Tout d’abord, les sources du Gouvernement autrichien :

Ensuite, les sources de l’Église catholique :

Non seulement le Pape François, mais aussi la Section des migrants et des réfugiés, l’Académie pontificaledes sciences sociales, le groupe Santa Marta : un groupe d’évêques et de policiers contre la traite des êtres humains qui est très actif.

 

Ensuite, des réseaux de communautés religieuses, tels que :

  • SOLWODI (Solidarité avec les femmes en détresse)
  • RENATE (Religieuses en Europe en Réseau contre la Traite et l’Exploitation)
  • COATNET : Organisations chrétiennes luttant contre la traite des êtres humains, réseau dirigé par CARITAS
  • Talitha Kum (Réseau international contre la traite des êtres humains).

 

Un dernier exemple en Australie : l’Archevêque de Sydney a mis en place une task force anti-trafic, qui fait un travail très intéressant. John McCarthy, QC, avocat, en est le Président.
Le site web vaut la visite et pourrait donner des idées.

 

ONU

Il y a ensuite les Nations Unies (ONU), en particulier l’ONUDC basé à Vienne :

Office des Nations Unies contre la drogue et le crime

En janvier 2021, l’ONUDC a noté ce qui suit :

« La proportion d’enfants victimes de la traite a triplé au cours des 15 dernières années, tandis que la proportion de garçons a été multipliée par cinq. »

L’UNODC a récemment publié un rapport mondial (« Global Report on Trafficking in Persons« ) sur la traite des êtres humains.

 

EUROPE

Maintenant, bien sûr, les sources de l’Europe :

Le Conseil de l’Europe, dont le siège est à Strasbourg, a adopté en 2005 une Convention très intéressante sur la lutte contre la traite des êtres humains.

Et les États parties à la convention prennent un triple engagement :

  1. Prévenir la traite des êtres humains,
  2. Protéger les droits des victimes,
  3. Poursuivre les contrevenants

Pour sa part, l’Union européenne a adopté cette « Directive 2011/36/UE du Parlement et du Conseil du 5 avril 2011 concernant la prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène ainsi que la protection des victimes et remplaçant la décision-cadre 2002/629/JAI du Conseil ». Il s’agit également d’un instrument juridique très intéressant contre la traite des êtres humains.

La dernière organisation que je voudrais mentionner est l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.  Comme l’UE, l’OSCE a nommé un représentant spécial et un coordinateur pour la lutte contre la traite des êtres humains.

Elle publie régulièrement des rapports très intéressants sur la traite des êtres humains.

L’OSCE s’emploie à lutter contre la traite des êtres humains par la prévention, les poursuites, la protection et le partenariat, suivant une approche centrée sur la victime et fondée sur les droits de l’homme.  (OSCE)


MEDIA

En plus de ces sources écrites, on peut trouver des films intéressants sur le sujet.

Par exemple :

 

Les reportages d’ARTE.tv sur l’esclavage historique et actuel sont également très documentés :

·      “ Menschenhandel – Eine kurze Geschichte der Sklaverei”
(Brève histoire de l’esclavage, en allemand, film de SWR2)

·      “Slavery Routes” (“Les routes de l’esclavage ») (2018)

·      « Que signifie l ‘esclavage moderne? ” (Film en allemand)

  • « L’esclavage moderne : l’Australie prend les grandes entreprises à partie et en appelle à leurs responsabilités » (en français et en allemand). En Australie, le Parlement, le Sénat et la Chambre des représentants adoptent le projet de loi 2018 sur l’esclavage moderne. Le projet de loi vise à renforcer la lutte contre l’esclavage moderne. Les grandes entreprises nationales et multinationales doivent s’engager à divulguer des informations sur les conditions de travail.

 

Ensemble, il est possible de briser les chaînes de l’esclavage.

À la fin du siècle dernier, en 1997 et 1998, deux coalitions ont obtenu un résultat que personne n’attendait :

– En 1997, la Campagne internationale pour l’élimination totale des mines terrestres antipersonnel a obtenu l’adoption de la Convention d’Ottawa...

– En 1998, la Coalition pour la Cour pénale internationale (CPI) a fait adopter le Statut de Rome.

 

C’est une coalition similaire dont nous avons besoin pour parvenir à l’abolition de l’esclavage moderne.

Ce que nous recherchons n’est pas vraiment un nouvel instrument juridique ou une nouvelle cour pénale internationale.

 

Nous devons mobiliser la conscience publique pour mettre en œuvre de manière efficace et complète les traités internationaux en vigueur et les lois nationales existantes, tout d’abord par le biais des tribunaux nationaux, et aussi pour reconnaître que la traite des êtres humains est un crime contre l’humanité. Nous devons agir ensemble pour éradiquer l’esclavage contemporain.

Ce sera tout pour aujourd’hui.

Je serai heureux de répondre aux questions et, encore une fois, je vous remercie pour votre invitation.

Ambassadeur de l’Ordre souverain de Malte pour le contrôle et la lutte contre la traite des personnes

1212 Grand Lancy - Genève (Suisse)

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